
C'est mon jour de repos: dénomination curieuse pour une journée qui ressemble plutôt au parcours du combattant: courses, rendez-vous ménage, etc. . . Tu n'es pas au top, surtout en manque comme je m'y attendais. Tous deux nous discutons, tu t'excuses pour la veille au soir, tu veux t'en sortir pour travailler en intérim et pouvoir ainsi partir en vacances dans notre coin de Gironde où nous avons passés plusieurs séjours ensemble. J'ai besoin de dépaysement, deux ans sans vacances, sans quitter ma ville, ma rue, vu la mer, respirer et vivre au grand air, me lever le matin et te retrouver dégustant ton café, assis dans le salon de jardin en écoutant le village vacances sortir de sa torpeur tout doucement. Tu as déjà fait ta balade solitaire que tu apprécies tant avec le chien et apporter le pain. Je sais que tu aimes ce moment privilégié seul à écouter et regarder la nature. A mon tour, avant que les enfants se lèvent, je te rejoins pour savourer mon thé sous les rayons du soleil si différents de ceux de la Bretagne. Petit moment de complicité pour débuter la journée en douceur. Tu es motivé, tu désires reprendre un travail pour revivre ces moments là. Il serait tellement temps de faire des projets : Je t'aime, tu m'aimes mais différemment mais tu m'aimes. Tu décides de prendre le taureau par les cornes et de t'en sortir tout seul. Tu estimes que tu peux le faire sans hospitalisation, il suffit que tu ne boives plus quelques jours et reprennes l'espéral. Je ne suis pas d accord,je sais que sans encadrement c'est voué à l'échec. Tu ne veux rien savoir : Que dire pour faire entendre raison à un homme ayant du sang polonais, écossais et breton ! Buté comme c'est pas possible, mélange détonnant. . . Mais je l'aime tel qu'il est lorsqu'il est sobre sans ce poison d'alcool. Aujourd'hui je suis là et te soutiens. Demain je travaille et la tentation va être forte. Seras-tu assez fort pour lutter et résister ? ça m'angoisse. . . Tu formules le désir de prendre rendez-vous avec ton médecin traitant pour qu'il renouvelle ton médicament qui te met à l'abri de l'alcool si il est pris consciencieusement. Inquiète, j'insiste même pour que tu ailles quelques jours chez ta mère le temps du sevrage, là-bas il n'y auras pas de dérapage. Tu refuses, à chaque fois que je te propose d'y aller il y a un malaise. Soi-disant que les rapports sont un peu tendus. Confidence que tu as partagé avec G. et c'est pour ça qu'entre autre tu as quitté ton centre de pots-cure à Lorient courant septembre 2008. Au bout d'un moment cette emprise t'étouffe et tu as besoin de t'éloigner de ta famille pour ne citer personne en particulier! et d'une structure qui t'empêche de vivre comme tu l'entend même si c'est pour ton bien, il y a aussi cette envie pernicieuse d'alcool qui se fait de plus en plus pressante après des semaines d'abstinence, peut-être cette pression ? Il y aurait matière à discutions à ce sujet. |
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